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SUR
QUEL APPAREIL ENREGISTRER ET QUEL SUPPORT UTILISER ?
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APPAREILS
ET SUPPORTS NUMÉRIQUES
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Se
méfier des idées toutes faites à propos du
numérique. Il y a du mauvais numérique. En théorie,
les informations numériques sont des séquences de
0 et de 1 mais il ne faut pas confondre ce qui vaut pour des fichiers
informatiques et ce qui vaut pour des datas audio. En pratique,
les transferts numériques "arrondissent" ces séquences.
Ce n'est pas pour rien qu'il y a au sein d'une même marque,
une grande échelle de gamme. Tout cela pour un même
résultat ???
Un
test exemplaire : faites de multiple copie d'un CD-Audio (copie
du CD d'origine via un lecteur de CD-Rom vers le disque dur de votre
ordinateur puis gravure d'un CD-R, puis copie de la copie et ainsi
de suite, ce n'est pas très coûteux). Comparez
l'original et la copie résultante. Selon la théorie,
vous devriez entendre strictement la même chose.
Si, en pratique, vous ne constatez aucune différence, alors
peut-être suis-je trop "imaginatif", "pointu"
voire "anecdotique" et je ne voudrais pas que vous perdiez
votre temps à me lire, mais il se peut également que
votre monitoring pose problème.
En
principe , évitez autant que possible les appareils numériques
grand-public ou semi-professionnels reconnaissables généralement
à leur connectique (coaxiale ou, pire, fibre optique). Utilisez
de préférence, pour vos transferts numériques,
de la connectique AES/EBU (prise XLR).
Les
différences de son imputables à des connectiques
numériques médiocres se ressentent notamment en
terme de restitution des basses (prise coaxiale) et de phase (fibre
optique au format Toss Link). Cela ne veut pas dire pour autant
que tous les appareils fournis en connectique XLR soient excellents.
Nous
recommandons de louer, pendant la période du mixage un DAT
haut de gamme (SONY 7010 ou 7030), accompagné d'un très
bon convertisseur analogique/numérique (a/d) indépendant
(APOGEE par ex). Une horloge externe commandant les 2 appareils
sera également bienvenue.
Dans
le cas d'utilisation de cartes informatiques, une interface externe
est préférable (l'environnement informatique étant
très "polluant").
En
ce qui concerne le support (bande DAT notamment), certaines marques
proposent deux types de modèles: l'un grand public, peu solide
et peu fiable, et un autre de gamme professionnelle.
Pour
des raisons de bande passante et de qualité de gravure,
évitez les CDR's.
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APPAREILS
ET SUPPORTS ANALOGIQUES
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Utilisez,
autant que possible, pour vos connexions analogiques, de la connectique
XLR (même remarque qu'en numérique).
Si
vous le pouvez, évitez les connexions jack 1/4 ou synch
(RCA). Il
résulte quelquefois de l'utilisation de ce type de prise
(leur fixation n'étant pas très stable), un certain
nombre de bruits parasites qui passent inaperçus à
un bas niveau d'écoute sonore et qui ressortent cruellemement
et de façon déprimante lors des masterings. Amen!
Les performances de ces connexions peuvent toutefois être
améliorées avec des précautions de nettoyage.
D'autre part, si vous ne pouvez évitez
d'avoir recours à ce type de connectique, veillez si
nécessaire à
utiliser des traducteurs d'impédance (boîtes de direct
etc...).
De
nombreux professionnels utilisent comme alternative à la
bande numérique, pour des raisons de bande passante et
de son, des enregistreurs analogiques 1/4 ou 1/2 pouce.
Évitez
les miniK7, même si certains enregistreurs haut de gamme
(type Nakamishi) surpassent en performance la plupart des enregistreurs
DAT.
En
principe, un enregistreur analogique professionnel est régulièrement
calibré en fonction d'un même type de bande. C'est
pourquoi, par exemple, une bande 24 pistes enregistrée sur
un appareil X ne "sonnera" pas de la même manière si
elle est relue sur un appareil Y, à moins bien entendu, que
l'appareil Y soit calibré de même manière que
l'appareil X. Méfiez vous donc quand vous allez remixer dans
un studio différent de celui des prises de son. |
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